Industrial Accelerator Act : Bruxelles mise sur la préférence européenne
La Commission européenne vient tout juste de publier son projet de règlement “Industrial Accelerator Act” (IAA) ce mercredi 4 mars 2026. L’objectif est de faire passer l’industrie à 20 % du PIB européen d’ici 2035
D’abord, l’Europe assume un projet de “préférence européenne”. Les marchés publics exigeront désormais des quotas de produits “Made in EU” et bas-carbone, notamment pour les technologies vertes et les composants automobiles. Ensuite, les démarches administratives seront drastiquement accélérées. Le texte impose la création de guichets uniques numériques pour faciliter l’octroi des permis industriels.
Par ailleurs, les investissements étrangers (IDE) massifs seront strictement encadrés. Dans les secteurs stratégiques, un investisseur issu d’un pays dominant ne pourra plus détenir plus de 49 % d’une cible européenne. Il devra également garantir l’emploi d’au moins 50 % de travailleurs locaux.
Cependant, cette dynamique n’est pas sans risques pour notre économie.
En effet, l’Union accepte ouvertement un risque d’inflation, en tolérant des surcoûts allant jusqu’à 25 % ou 30 % sur les marchés publics pour privilégier l’achat local. De plus, les entreprises s’exposent à une nouvelle complexité bureaucratique, notamment à travers les systèmes d’auto-déclaration de conformité et d’origine.
Cependant il ne s’agit pour l’instant que d’une proposition. Il doit maintenant survivre aux débats législatifs du Parlement européen et du Conseil.