Énergie – Matières premièresMonde
Uranium : ce que révèle le Red Book 2026 de l'AEN et de l'AIEA
Le “Red Book”, publié conjointement par l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), est un rapport biennal qui dresse le bilan statistique mondial des ressources, de la production et de la demande d’uranium. L’édition 2026 expose les tendances actuelles de la filière.
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Les ressources mondiales identifiées atteignent 8,1 millions de tonnes d’uranium (tU) au 1er janvier 2025, soit une hausse de 2,1 %. L’Australie détient 24 % des réserves, devant le Kazakhstan (11 %) et le Canada (10 %). Cette concentration des réserves indique que la sécurité des approvisionnements mondiaux continuera de dépendre des décisions politiques et économiques d’un nombre restreint de pays.
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La production a augmenté de 20 % pour la période 2023-2024, s’établissant à 61 924 tU en 2024. Le Kazakhstan fournit 38 % du volume, le Canada 23 % et la Namibie 12 %. La méthode par lixiviation in situ représente 55 % de l’extraction. Cette hausse marque la fin du cycle de baisse amorcé en 2017. La prédominance de la lixiviation s’explique par le poids du Kazakhstan, dont les gisements se prêtent à cette technique d’extraction.
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La capacité des réacteurs, de 398 GWe en 2024, devrait se situer entre 565 GWe et 916 GWe d’ici 2050. Les besoins annuels iront de 84 800 tU à 143 900 tU. En parallèle, les dépenses d’exploration passent de 490 millions USD en 2021 à 970 millions USD en 2024. Le doublement des budgets d’exploration démontre que les opérateurs miniers anticipent ce besoin à venir. Les industriels se positionnent pour garantir la disponibilité du combustible sur le long terme.
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L’équilibre du marché et les prix Les ressources identifiées suffisent pour couvrir la demande jusqu’en 2050, mais nécessitent des investissements pour devenir des centres de production. Les prix sont passés de 30 USD/lb U3O8 début 2021 à 106 USD/lb U3O8 en janvier 2024. L’augmentation des prix traduit les attentes du marché liées à la sécurité énergétique. Elle redonne de la rentabilité aux producteurs, ce qui justifie le redémarrage des mines à l’arrêt et le lancement de nouveaux projets.
Sources : OCDE-AEN, Red Book